GTA 6 : les 6 régions officielles de Leonida
Rockstar a posé six régions sur la carte de Leonida. Six biomes complets, qui ne se ressemblent pas et qui ne se jouent pas pareil. La présentation officielle des régions est arrivée le 6 mai 2025, accompagnée de soixante-dix captures, et depuis Rockstar n'a pas bougé d'une virgule. Ces six régions sont l'ossature de GTA VI. Tour d'horizon, à peu près dans l'ordre où elles vont compter dans la campagne.
Vice City, l'aimant

Vice City, c'est la promesse. Le cœur touristique, la ville où circule l'argent, le décor que l'on voit sur 80 % des images officielles. Rockstar résume en une phrase : « tout le glamour, le business et la cupidité de l'Amérique réunis dans une seule ville ». Concrètement, cela donne des quartiers très typés. Ocean Beach et ses hôtels art déco pastel. Little Cuba et ses cafés cubains. Le marché aux contrefaçons de Tisha-Wocka. VC Port, présenté comme la première escale de croisière au monde : paquebots géants à l'horizon et terrain de jeu qui s'ouvre dès le quai.
L'enjeu pour Rockstar n'est pas de refaire Los Santos en plus grand. Vingt ans après le dernier Vice City, le studio doit retrouver le ton de la ville sans la figer en carte postale nostalgique. Tout le reste de la carte gravite autour d'elle.
Leonida Keys, la façade tropicale

Les Keys sont l'archipel sud, la version Leonida des Florida Keys. Rockstar reste sobre : « la vie sur cet archipel n'est pas flashy, elle est tranquille. Décapsule, installe ton transat, mais garde un œil ouvert. Tu es aux portes de certaines des eaux les plus belles et les plus dangereuses de toute l'Amérique ».
Traduction gameplay : bateaux, plongée, contrebande, et sûrement la majorité des missions de début pour Jason. Brian Heder, son patron, opère depuis un chantier naval des Keys. Cal Hampton, l'autre associé de Brian, vit dans le coin et écoute la radio des garde-côtes depuis son canapé. Le schéma narratif est clair : les Keys sont le terrain d'apprentissage de Jason, avant que Lucia ne le tire vers Vice City.
Grassrivers, le piège liquide

Les Grassrivers, c'est l'Everglades de Leonida. Marécages, canaux, hydroglisseurs, faune dangereuse. Derrière la carte postale, Rockstar laisse entendre que les vrais habitants ne sont pas les alligators. Tout le monde lit la même chose : laboratoires de meth, dépôts d'armes, cabanes isolées que l'on n'atteint qu'en bateau ou en avion privé. C'est le biome qui sert de sas entre les villes et la nature. Et c'est sans doute là que Rockstar va caser ses meilleures missions de poursuite : un canal labyrinthique avec un airboat à fond, cela n'existe dans aucun autre GTA.
Port Gellhorn, la côte oubliée

Port Gellhorn est la station balnéaire en panne. Rockstar écrit : « c'est la côte oubliée de Leonida. Les motels pas chers, les attractions fermées et les centres commerciaux déserts ne vont pas faire revenir les touristes. La nouvelle économie carbure au malt liquor, aux antidouleurs et aux energy drinks de stations-service. Saute sur une moto-cross et accroche-toi à ton portefeuille. »
Tout est là. La crise des opioïdes, les villes que le tourisme a oubliées, la pauvreté côtière. Côté gameplay, l'indice est limpide : à Port Gellhorn, on roule en moto-cross, pas en supercar. Si Rockstar tient son rang, ce sera la zone la plus marquante côté histoire, comme Sandy Shores dans GTA V malgré sa taille modeste.
Ambrosia, le cœur industriel de Leonida

Ambrosia est la zone industrielle. Rockstar écrit : « au cœur de Leonida, l'industrie américaine et les vieilles valeurs règnent encore, coûte que coûte. La raffinerie de sucre Allied Crystal fournit les emplois. Le gang de motards local se charge à peu près de tout le reste. »
Deux choses tombent en même temps. Un, Rockstar a posé une faction biker complète sur cette zone, le Final Chapter MC, dans la lignée du Lost MC de GTA V mais avec plus d'envergure. Deux, « vieilles valeurs » est la formule polie pour dire qu'Ambrosia portera une bonne moitié de la satire politique du jeu. Si vous cherchez la Floride rurale et conservatrice, c'est ici qu'elle vit.
Mount Kalaga, le bord nord

Mount Kalaga National Park, c'est le bord nord de la carte, là où on prend de l'altitude. La fiche Rockstar : « véritable symbole national à la frontière nord de l'État, le mont Kalaga abrite de magnifiques lieux de pêche, de chasse et de randonnée ».
Là encore, c'est plus malin que ça en a l'air. Le parc joue le rôle du mont Chiliad dans GTA V : la limite verticale, la zone d'orages, le terrain de chasse. Cal Hampton, croisé aux Keys, va sans doute nous y envoyer au moins une fois pour récupérer du matériel.
Ce que Rockstar n'a pas encore montré : le nord lointain au-delà de Kalaga, le second état (les plaques d'immatriculation parlent d'un « Gloriana State » voisin) et l'intérieur réel des bâtiments dans Vice City. Les six régions actuelles couvrent déjà plus de surface explorable que GTA V au lancement, mais la carte reste un dessin avec des zones blanches. Sept mois avant la sortie, c'est exactement ce que l'on attend de Rockstar : en montrer assez pour verrouiller la précommande, et garder le reste pour le jour J.




